Chapitre #1

On ne sait pas très bien pourquoi, et surtout comment ça a commencé.
Certains experts disaient que c'était prévu depuis la création de l'univers, que c'était le destin, que l'on n'aurait jamais pu faire contre. D'autres clamaient haut et fort que c'était de la faute des gouvernements et de leurs manigances entre eux, que c'étaient des histoires politiques bien trop compliquées pour le commun des mortels. Et puis, tous les autres humains, eux, se contentaient de regarder, ou essayaient de se sauver, sans opinion réelle. De toute façon, à quoi ça servait d'avoir une opinion maintenant. C'était trop tard, c'était avant qu'il aurait fallu réagir.
La Terre était en effervescence, c'est tout. Et s'il y'avait eu du monde sur d'autres planètes, leurs habitants auraient bien rit en voyant le triste spectacle que nous offrions. C'était presque digne des plus grands films d'action.
Oui, c'est ça un film. Un film d'horreur pour certain, un film d'amour pour d'autres. L'un des pires navets, ou l'un des meilleurs films. Toutes les versions sont possibles et réalisables. Mais en cet instant, la Terre ressemblait à un film. On ne voulait pas y croire, on se persuadait que ce n'était que fiction. Et on n'avait peur que d'une chose ; la fin.
Un film apocalyptique.
Oui, c'était la fin du monde. Et sur Terre, le mot chaos n'aurait même pas servi à définir toute l'agitation qui régnait.







Je ne sais pas trop dans quoi je me lance.
Une histoire a germé dans mon esprit (geeeeenre) et il se peut qu'elle voit le jour. Je ne promets rien, si ça se trouve, rien ne dépassera ce prologue. Si ça se trouve, dans un an, j'y serais encore à écrire à propos de ça. Je n'en ai aucune idée. Mais j'ai envie. : )
J'ai toujours été... fasciné par l'idée de la fin du monde, de l'apocalypse. J'en ai d'ailleurs beaucoup rêvé. Bref. Je ne vais pas en dire plus.
On verra si il y'a suite ou pas. : )
(Peut-être d'autres OS entre. Je noterais donc les numéros des chapitres correctement, avec toujours le même titre que je n'ai pas encore trouvé.)
Merci.
# Posté le samedi 24 novembre 2007 16:31
Modifié le dimanche 25 novembre 2007 13:08

11.

11.
Tu as traversé les rues vides, seulement éclairées par les lampadaires, et tu as attendu le bus, appuyé contre le mur. Il est arrivé, tu as cherché ta carte dans ta poche, et quand tu as relevé la tête, tu as vu le monde. Un sentiment de peur t'as traversé tout le corps, et tu t'es forcée la main pour rentrer dans le bus. Tu as validé ta carte, et les bras ballants tu es restée à côté du conducteur sans rien faire. Et soudain, une voix t'as interpellé. Tu as sursauté, et ton ventre s'est tordu. Tu as reconnu T. dans le fond qui t'invitait à t'asseoir à côté d'elle. Tu as essayé de lui sourire, et tu as remonté l'allée du bus. Lentement, et ça t'as semblé prendre des heures. Quand tu es arrivée à côté d'elle, tu as mis un temps fou à t'ordonner de t'asseoir. D'ailleurs T. l'a remarquée, et t'as lancé un regard bizarre. Et après, elle t'as parlé doucement. T'as compris qu'elle avait pitié de toi, et que c'était pour ça qu'elle t'avait invité à t'asseoir avec elle. En plus, il y'avait tous ses amis autour qui te regardaient comme si tu sortais autre monde. Heureusement, le bus s'est arrêté, et elle est sortie avant toi à son lycée. Toi, tu avais encore quinze minutes, toute seule. Alors tu t'es recroquevillé sur toi-même, pour prendre le moins de place, pour ne pas gêner les personnes à côté, et éviter tout contact, et tu as ressorti le ipod M. et tu as mis le son au maximum. Mais le temps pour aller jusqu'au lycée t'as semblé interminable, et peu à peu, le bus se remplissait de personnes. Et quand il s'est arrêté devant le lycée, tu as presque couru dehors, comme si rester un peu plus longtemps te privait un peu plus d'oxygène. Tu as longtemps respiré l'air froid, en plein milieu du trottoir. Et quelqu'un t'as bousculé, et la peur a refait surface, et t'as envoyé une décharge dans tout le corps. Tu t'es alors dépêchée de rentrer dans le lycée, la tête baissée, les mains dans les poches. Et puis quelqu'un de ta classe t'as interpellé, et est venu vers toi pour te dire bonjour. I. t'as fait la bise, et t'as demandé pourquoi tu étais partie et pourquoi tu n'avais pas été là de la semaine. Elle t'a dit que tu semblais fatiguée et elle espérait que ça allait. Tu n'as pas su quoi répondre, et tu es restée de marbre devant elle. Heureusement, M. est arrivé, t'as serrée le bras, et à dit à I. que tu avais été très malade, que oui, t'étais encore fatiguée. Il a dit qu'il voulait te parler, et t'as ainsi éloigner de I. qui ne comprenait rien à la situation. Tu as alors tourné la tête vers lui, et tu lui a soufflé merci. Il t'a dit de rien, c'est normal. Tu es en quelle salle ? Tu as répondu à sa question, et il t'a dirigé vers le bon bâtiment. Instinctivement, tu as accroché ta main à son bras et tu es sûr de l'avoir vu sourire. Vous êtes rentrés dans le hall, et tout d'un coup, la sonnerie a retenti et tout le monde s'est précipité derrière toi. Tu sentais les gens affluer, et tu les entendais parler fort. Tu sentais leurs corps contre le tien, et tu es restée immobile en plein milieu, les yeux fermés, la mâchoire crispée. La peur faisant le tour de ton corps, parcourant tes veines. M. a tout de suite compris, et t'as poussée sur le côté, et s'est mis face à toi de telle sorte que personne ne puisse te toucher. Tu es resté cependant crispée, sans bouger, et ce jusqu'après que la sonnerie retentisse et que plus personne ne soit dans le hall. Tu as alors poussé un gros soupir, et tu as vu M. en face de toi, son visage à quelques centimètres du tien. Ses longs cheveux bruns se mélangeaient au tien, et il t'a fait un grand sourire que tu as essayé de lui rendre, avant de te serrer contre lui. Au moins, comme ça tu n'avais pas peur. Tu as pensé à cette relation bizarre que tu avais avec lui. C'était un peu le mec qui te sauvait la vie à chaque fois, qui était là tout le temps, et qui savait te protégeait. Tu ne parlais pas beaucoup, et lui non plus, mais sa présence suffisait à l'apaiser. Et t'as réussis à lui dire qu'un seul mot, là, blotti contre lui, le visage dans son cou merci. Il a souri, tu l'as senti, et t'as écarté un peu de lui. Il faut aller en cours, tu viens?
# Posté le samedi 17 novembre 2007 20:11

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Tous aussi nombreux que vous êtes, vous m'avez mis la larme à l'oeil. :')
Merci de m'avori réconforté, de m'avoir rassuré. Peut-être que c'était ça que je cherchais finalement, que j'ai un peu fait exprès, que sais-je...
Mais en tout cas, merci, merci, merci pour tout ce que vous faites pour moi. Me lire, et apprécier, c'est tout de dont je peux rêver, maintenant.
Merci, merci, merci encore. <



Je ne suis pas intelligente, je n'ai pas de talent particulier. Et je continue pourtant de faire quelque chose de bien inutile, qui ne me rapporte rien que des commentaires de personnes qui ne se souviendront jamais de moi. J'écris et c'est assez stupide. Je ne suis pas reconnue, et je ne le serais jamais. Parce que je n'ai tout simplement pas de talent particulier, parce que je ne détonne pas, parce que je ne suis pas intelligente. Pourtant, je continuerais de bosser mon français pour aller en L, toute seule. Je vais encore m'escrimer deux ans, pour avoir un bac qui n'ouvre à rien. Et je rentrerais dans une grande école, et il faudrait que je travaille très bien, parce que avoir une bourse ne serait pas de refus dans la mesure où je ne suis pas issue d'une famille friquée. Je travaillerais encore plus, et j'aurais l'impression d'aimer ça énormément. Ou non. Et un jour, je trouverais un travail que je n'aurais jamais rêvé de faire. Et je continuerais à écrire des histoires que personne ne lira. Des histoires que je n'oserais jamais envoyer à une maison d'éditions, parce que c'est nul. Des histoires, pour moi, que j'aurais tapé à toute vitesse sur mon clavier, ou alors griffoné sur le coin d'une page, qui finira dans la poubelle. J'écrirais des histoires, toute seule à la table d'un café parisien, en me faisant croire que je ne suis qu'une incomprise de la société, que je devrais mieux me suicider. Une écrivaine qui se suicide, c'est classe, hein?
Ecrire ne me sert strictement à rien, je ne vivrais jamais de ça. Je ne serais pas connue dans le monde entier, même pas dans ma ville. Je ne serais rien, et je ne serais même pas surprise, abattue, despespéré, parce que je l'étais déjà à quinze ans...
Écrire. Écrire pour quoi? Pour vivre autre chose, pour rêver? Mais les rêves c'est que la nuit chérie, c'est stupide... Oui, mais, mais... Si j'ai que ce truc stupide? Hein? Si je ne me sens bien que en faisant ça, je dois tout abandonner, et être triste toute ma vie? J'aurais tellement voulu que ça en devienne ma vie... J'aurais tellement voulu ne faire que ça, et sourire. Mais les rêves restent des rêves, et un jour, quand on y a trop cru, ils palissent, et s'effrite peu à peu, pour tomber nez à nez avec l'effrayante réalité. Je dois arrêter.
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# Posté le mardi 13 novembre 2007 13:00
Modifié le jeudi 15 novembre 2007 12:28

10.

10.
Tous les matins, c'est la même rengaine. Aussitôt sorti de la douche, alors que le soleil ne s'est pas encore levé, elle fouille dans son armoire pour trouver les vêtements appropriés pour aujourd'hui. Il fait froid? Et alors. C'est toujours les mêmes débardeurs multicolore qu'elle extrait. Quand elle a enfin fait son choix, elle peut enfiler ses trois teeshirt, sa robe, et son pantalon, sans trop trainer tout de même. Que de multitudes de choses à faire... Elle enlève la serviette de ses cheveux, et les peigne energiquement. Pas de sèche cheveux, pas de fer à lisser. Ça abime les cheveux à dit maman, et en plus, ça lui va pas, quand elle plaque tout sur sa tête. Ensuite, elle se parfume. Et après c'est un long face à face dans le miroir. Crème machin, crème bidule pour garder sa peau de porcelaine lisse. Pas de fond de teint, ça abime la peau, et puis il n'y'en a pas de sa couleur à elle. Trop claire que les gens ils disent. Jolie, elle aurait dit. Mais bon, on ne se refait pas et en attendant, elle fuit le soleil. Elle attrape le crayon noir et entreprend d'entourer son oeil. Un peu plus, là comme ça. Elle tire la langue, c'est plus facile. Tu te maquilles trop à dit sa mère. Et alors. Un peu de poudre noir pour fixer le tout. Et un coup de mascara pour agrandir le regard. Voilà, ça devrait aller. Pas de gloss pour ses lèvres déjà roses. Pas de blush pour ses joues déjà rouges. Elle se regarde dans le miroir encore quelques instants pour déceler la moindre imperfection. Et finit par soupirer. C'est moche, je suis moche, tout est moche. Alors pourquoi continuer à se pomponner de la sorte? Pour faire croire que tout va bien vous répondra-t-elle en attrapant sa multitude bracelets et de colliers de ses longs doigts manucurés. Pour garder un peu d'espoir, continuera-t-elle en descendant les escaliers, le sac sur les épaules, les chaussures dans les mains. Pour continuer à vivre, finira-t-elle en ouvrant la porte d'entrée.
# Posté le mercredi 07 novembre 2007 13:43

9. (Photo: Capture d'écran de Nobuta Wo Produce)

9. (Photo: Capture d'écran de Nobuta Wo Produce)
Quelques rayons de soleil perçaient les feuilles de marronniers qui se desséchaient. Le vent soufflait une petite brise, qui soulevait quelques feuilles, faisait danser quelques fleurs, et faisait voler quelques mèches de cheveux.
Une trentaine de personnes, regroupés autour d'un trou, avaient les mains croisées, la tête baissée, et écoutaient d'une oreille distraite l'évangile que récitait le rabbin. Tout le monde fixait d'un ½il triste le cercueil en bois clair, déposé au fond du trou. On entendit quelques sanglots, quelques reniflements. Et puis, le rabbin se tut. Les personnes une à une déposèrent des pierres ou des petits objets sur le cercueil. Et puis partirent rejoindre leurs voitures sur le parking du cimetière, pour aller dîner chez la famille.
Une jeune fille resta cependant agenouillée devant le trou béant. Elle se contentait de regarder simplement le cercueil, sans émotion visible. Elle leva la tête vers la stèle de marbre. Son menton trembla et des larmes vinrent mouiller ses yeux noirs, sans couler sur ses joues de porcelaine. Un employé du cimetière s'approcha d'elle, lui sourit.
« Je dois recouvrir la tombe de terre. Vous voulez peut-être déposer quelque chose... »
La jeune fille se releva lentement, époussetant son pantalon de toile noire et plongea la main dans la poche de son manteau. Elle en sortir une perle rouge, attaché à un fil noir élastique. Elle la regarda une dernière fois, et la jeta sur le cercueil. Elle jeta un dernier coup d'½il à la tombe, et tourna les talons, sans regarder derrière elle.
Quand elle passa la porte du cimetière, elle sortit une cigarette de sa poche, et l'alluma. En tirant une bouffée, elle ne pus s'empêcher d'avoir une pensée pour son amie. Elles avaient acheté les cigarettes ensemble... Elle tourna à l'angle, et aperçut plus loin, ses amis, assis sur un banc. Ils relevèrent la tête quand ils la virent arriver, emmitouflée dans son manteau noir, malgré la température assez douce. Elle les regarda sans expression et se tourna vers l'entrée du cimetière pour finir sa cigarette en regardant l'employé s'activer à recouvrir de terre le trou béant. Elle recracha une dernière fois la fumée, et jeta le mégot incandescent sur le béton, avant de l'écraser consciencieusement. Ses cheveux noirs lui chatouillaient les joues et se collaient contre ses lèvres humides. Contre ses joues humides quand elle tourna le dos au grand portail de fer noir. Elle baissa la tête, se mordit les lèvres et avança doucement vers le banc où tous ses amis l'attendaient. Son menton tremblait, et ses poings se resserèrent dans ses poches. Sentiment d'injustice, de colère. Sentiment de tristesse quand elle s'assit au milieu du banc entre toutes ces personnes chères à ses yeux. Ses yeux qui pleuraient silencieusement celle qui leur manquait.
Ils étaient entassés à dix sur un banc public, à regarder en silence le soleil se coucher à travers les marronniers.
La rentrée, c'était dans deux jours et Candice avait mit fin à ses jours avant-hier soir.


Ana-lou> Merci. Ton com' m'a réchauffé le coeur. Merci beaucoup.
# Posté le samedi 03 novembre 2007 09:01
Modifié le vendredi 14 décembre 2007 12:23